Installation fixe

Dans l’installation de l’infirmerie à Émotions, il existe plusieurs possibilités et c’est tout l’intérêt de cette exposition :

Dans la version itinérante, les tapis se roulent et se déroulent selon l’espace disponible, les envies d’utilisation, le thème du jour…on peut avoir un seul tapis, 3 en même temps, en changer le lendemain…

Même principe pour les fiches pratiques d’ateliers : on peut installer 14 ateliers en même temps pour un festival, un atelier, 2, 3, 4 en même temps…

 

Pour les installations fixes, un devis est réalisé pour mettre en place un espace marqué avec quelques points forts, par exemple  des éléments évoquant un espace naturel (petit jardin, bord de mer, montagne…) puisque nous reprenons notre rythme respiratoire équilibré dés lors que nous sommes dans la nature. L’Infirmerie à Émotions reprendra donc entre autre, cette donnée par des symboles ludiques.

 

Pour les plus petits, l’installation se nomme « le bureau de Max », d’après le prénom du nounours référent, parce qu’Infirmerie à Émotions est un intitulé bien compliqué pour les tous petits, et que Max est court, simple, facile à identifier. Parce que ce nounours haut comme un enfant de 6 ans est un interlocuteur idéal : un nounours est toujours d’accord, répond toujours ce que vous souhaitez entendre, vous console sans vous gronder, ne hausse jamais le ton, garde les secrets comme personne, accepte les câlins en permanence. Il est le maître des lieux, les intervenants humains ne sont que ses assistants, ce qui permet aux assistants en question de poser des règles indiscutables, type « on ne peut rester que 10mn, c’est Max qui le dit ». Cette distance permet à l’animateur de centre de loisirs par exemple, de ne pas s’encombrer des règles pour mieux être « présenté » avec l’enfant qu’il accompagne.

 

Dans l’installation fixe, certains éléments sont immuables :

les Bocaux de Secours contiennent des « Trucsmachinschoses » qui sont des carrés de tissu à carreaux de différentes couleurs. Les enfants peuvent repartir avec ses « doudous » selon un besoin, une envie, une situation. On peut dessiner sur ces carrés de tissu (un chevalier par exemple si il faut du courage pour aller aux toilettes seul (e) dans les couloirs déserts de l’école ; un gros cœur pour attendre l’heure des mamans ;…) ou pas ; on peut ensuite garder ce « doudou » plein d’encouragement, rassurant, ou rappelant une règle importante (« venir voir Max plutôt qu’incruster un lego dans la joue d’un copain ») discrètement au fond de la poche, sans gêner la maîtresse, sans le montrer aux autres, sans montrer qu’on fait un effort.

La fenêtre à rêver permet de scotcher des tas de choses qu’on aimerait voir par la fenêtre (ou qu’on voit vraiment dans son imagination) via des claques transparent. C’est l’autorisation de rêver quelques minutes pour mieux revenir parfois à la concentration demandée en classe.

Le monstre à colère en carton est prêt à être dégommé. Quand on est très en colère, on peut d’abord massacrer un monstre en carton, on répond ainsi à 3 règles : ne pas se faire mal, ne pas faire mal à quelqu’un d’autre, ne pas casser quelque chose qui pourrait créer une situation dangereuse. Et puis on peut recommencer à l’infini des monstres en cartons ! on peut donc se défouler, ensuite ça sera plus facile de discuter, d’entendre le rappel de règles de vie en communauté par exemple. Et puis quand on a dégommé un monstre on est en charge d’en faire un de remplacement. Empiler des cartons, représenter « la colère » sous la forme de ce qu’on veut, avec peinture, feutre, colle, laine, ce qu’on veut ! ainsi on pense à celui qui en aura besoin ensuite, on crée une sorte de chaine de solidarité face à ce « bobo » qui peut faire mal : être en colère, avoir envie de taper sur tout ce qui bouge, le regretter souvent ensuite.

© SYLVIE HAZEBROUCQ 2015

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